Haut de page

Logo préfècture région

 Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte
Approfondir

Contenu

Le point sur... Les réseaux demain

partager sur facebook partager sur twitter
21 octobre 2010
Avec l’émergence de nouveaux usages, le réseau internet évolue vers une architecture capable de fournir des débits toujours plus élevés disponibles dans des lieux de plus en plus nombreux et de véhiculer différents types de services et de données, accessible à l’aide de multiples équipements polyvalents. Très haut débit, ubiquité et convergence sont les grands enjeux de l’évolution du réseau pour les 15 années à venir.

Le très haut débit

Après le bas débit des premiers accès à l’internet et le haut débit démocratisé par l’ADSL, l’accès au réseau évolue désormais vers le très haut débit. Si le haut débit est celui qui permet les usages actuels avec un bon niveau de confort, le très haut débit permet d’envisager des applications nouvelles, fortement multimédia et interactives.

Les usages du très haut débit

Sur le plan des usages, on distingue deux tendances : d’une part, les volumes de données augmentent, notamment en raison d’éléments multimédia (son, vidéo) de plus en plus nombreux ; d’autre part, les applications interactives (nécessitant des temps de réponse courts) se multiplient, tant pour le grand public (téléphonie sur IP, sites web interactifs...) que pour les professionnels (e-médecine, télétravail, entreprise en réseau...). Les échanges sont donc non seulement plus volumineux, mais exigent aussi d’être plus rapides et symétriques (débit descendant et débit montant équivalents).

La disponibilité du très haut débit est par ailleurs un facteur d’innovation : l’augmentation des débits disponibles permet la création de nouveaux services, inconcevables avec une connexion limitée à quelques mégabits par seconde.

Très haut débit et concurrence

Techniquement, par rapport au réseau téléphonique sur lequel s’est appuyé le déploiement du haut débit via l’ADSL, les infrastructures optiques permettent plus facilement l’arrivée d’une multiplicité d’acteurs : pas d’interférences entre les fibres d’un même câble, encombrement réduit dans les fourreaux, débit à partager plus important.

Le déploiement du réseau optique de desserte a commencé à Paris et dans quelques grandes villes, même si fin septembre 2012 on ne comptait encore sur le territoire français qu’environ 270 000 abonnés au très haut débit sur fibre optique jusqu’à l’abonné (fibre to the home/FttH). Les conditions de concurrence sur un territoire donné dépendront fortement des modalités d’accès et de mutualisation du premier réseau FttH qui sera mis en place : une vigilance particulière sur ce point est aujourd’hui essentielle pour assurer le bon fonctionnement ultérieur de la concurrence.

Par ailleurs, les stratégies de déploiement progressif du très haut débit jusqu’à l’abonné amènent les opérateurs à étendre leurs infrastructures par étapes, du cœur de réseau jusqu’aux derniers mètres de la boucle locale, échelonnant dans le temps leurs investissements. Ainsi, la desserte en fibre optique d’un répartiteur téléphonique permet dans un premier temps de proposer des offres ADSL dégroupées et peut constituer une première étape vers la desserte optique des sous-répartiteurs, elle-même suivie par la desserte optique des domiciles des abonnés.

Les technologies et leur impact sur les réseaux

La principale technologie permettant d’offrir à l’usager une connexion à très haut débit est la fibre optique jusqu’au domicile (FttH, fibre to the home). Certaines variantes DSL (par exemple SDSL ou VDSL2) permettent également d’envisager des débits de quelques dizaines de Mbit/s, mais leur portée reste toutefois assez limitée. Sur le territoire, cette évolution vers des débits plus élevés s’appuie sur une augmentation globale de la capillarité du réseau constitué de fibre optique.

Ubiquité et convergence

L’ubiquité du réseau désigne la capacité, pour l’usager, de se connecter depuis différents lieux. L’ubiquité recouvre ainsi deux notions : le nomadisme, qui permet la connexion depuis différents endroits sans toutefois pouvoir maintenir celel-ci pendant un déplacement, et la mobilité, qui permet de rester connecté même pendant un déplacement (en train, en voiture...).

png - 96.4 ko
Nomadisme et mobilité

La convergence désigne l’évolution des technologies et des services vers des standards et des matériels communs ou compatibles entre eux. On parle ainsi de convergence fixe-mobile (services accessibles à l’usager, éventuellement avec un équipement unique, aussi bien depuis son domicile qu’à l’extérieur), convergence IP (évolution des réseaux vers un protocole réseau unique) ou encore convergence entre l’audiovisuel et les communications électroniques.

Une nouvelle vision du réseau

Ubiquité et convergence relèvent d’une même logique : s’affranchir au maximum des contraintes matérielles et techniques qui séparent l’usager des ressources disponibles via le réseau, avec l’objectif d’une accessibilité universelle au monde numérique. Pour le fournisseur de services, l’investissement dans l’infrastructure de réseau est d’autant plus justifié que les services qu’il transmet sont nombreux et donc que les revenus correspondants sont élevés.

png - 155.2 ko
La convergence

La convergence bouleverse les modèles traditionnels. Toute la chaîne des acteurs, du cœur de réseau jusqu’à l’usager, est remise en question. Les frontières entre les mondes des communications électroniques, de l’informatique et de l’audiovisuel sont de plus en plus floues. Ainsi, la convergence entre la téléphonie et l’accès à l’internet à domicile, matérialisée par la voix sur IP, a fait s’effondrer le modèle économique traditionnel de la téléphonie fixe.

Aspects technologiques

La convergence repose sur des évolutions au niveau des réseaux, avec notamment l’utilisation d’un protocole de communication unique, l’IP (internet protocole), dans des réseaux dits « de nouvelle génération » et sur le plan des équipements d’accès qui doivent être polyvalents.

L’ubiquité repose sur la connexion sans fil. Les technologies hertziennes de réseaux informatiques (Wi-Fi, WiMAX...) permettent déjà le nomadisme mais, à l’heure actuelle, aucune ne permet la mobilité, même si des évolutions le prévoient. Seules les technologies de la téléphonie mobile proposent une forme de "haut débit mobile" : l’UMTS (3G) et demain la 4G ou le HSDPA permettent ainsi d’accéder à l’internet avec un niveau de service suffisant pour des usages simples (navigation web, messagerie...).

Pour en savoir plus...

Quelques liens

- Étude sur le développement du THD en France (2006)
- Observatoire du très haut débit sur le site de l’ARCEP

Le point sur...
- Le réseau internet : présentation technique

Contact
Point d’appui national Aménagement Numérique des Territoires - CETE de l’Ouest


Télécharger :


Flux RSS des commentaires

Pied de page

Site mis à jour le 2 avril
Plan du siteCETE de l’OuestActualités par flux RSS  | AuthentificationFlux RSS