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Le point sur... Les infrastructures d’accueil de réseaux sans fil
| Les infrastructures d’accueil de réseaux sans fil se limitent à des points hauts sur lesquels on place les antennes pour en augmenter la portée, et éventuellement des locaux techniques à leur pied pour l’accueil d’équipements électroniques. De manière générale, on cherchera à réutiliser des points hauts existants (pylônes déjà construits, bâtiments de grande hauteur, etc.), pour des raisons de coût mais aussi dans un souci de préservation du paysage. Dans certains cas, la construction d’un pylône neuf peut être nécessaire ; on recherchera alors une mutualisation en le partageant avec plusieurs opérateurs. Le choix des sites d’implantation est à opérer en concertation avec la population, en raison notamment des craintes du public vis-à-vis de la pollution électromagnétique. |
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Les réseaux sans fil ont l’avantage de ne pas nécessiter la construction d’un lien "physique" vers chaque abonné. Il suffit d’accueillir en un point central l’antenne (élément passif qui émet et reçoit le signal), placée en hauteur afin de couvrir la zone la plus large possible et de permettre au signal radio de passer au dessus des obstacles (bâtiments, relief, végétation...), et les équipements de transmission actifs (matériels électroniques qui génèrent les signaux envoyés et interprètent les signaux reçus). Selon les cas, la partie électronique peut être solidaire de l’antenne et résistante aux conditions extérieures et donc placée en hauteur, ou installée dans un petit local au pied du point haut.
La réutilisation de points hauts existants
L’utilisation d’infrastructures existantes est toujours préférable à la construction de nouveaux supports, à la fois pour des raisons de coûts (comme pour les réseaux filaires) et de préservation du paysage.
Quels points hauts mobiliser ?
Si la station dans son ensemble (antenne et électronique) peut être placée en extérieur, c’est-à-dire si aucun local n’est nécessaire, on pourra utiliser :
les pylônes du réseau électrique : sur le réseau haute tension, RTE loue des emplacements permettant la mise en place d’antennes, par exemple pour du WiMAX. Sur le réseau moyenne et basse tension, la collectivité est propriétaire des infrastructures et peut donc décider d’y accueillir des antennes, avec l’accord de l’exploitant.
les lampadaires : présents en nombre dans les zones urbanisées, ils constituent un support intéressant car ils permettent de placer les équipements au cœur des secteurs à desservir. Leur hauteur est généralement assez réduite, ce qui limite l’étendue des zones de couverture ; ils peuvent cependant être très intéressants dans un projet de réseaux maillés où les stations communiquent de proche en proche et couvrent chacune un rayon de quelques centaines de mètres.
Si un équipement actif doit être placé au pied de l’antenne, on utilisera plutôt des bâtiments hauts dont quelques mètres carrés sont disponibles pour l’hébergement des équipements, ou encore des pylônes dotés d’un local technique, comme par exemple :

- Antennes de téléphonie mobile sur une église
les châteaux d’eau : en secteur rural, les châteaux d’eau comptent parmi les bâtiments les plus hauts ; techniquement, ils constituent donc un support intéressant, à condition qu’ils ne soient pas trop éloignés des zones à desservir. Leur utilisation n’est cependant pas toujours facilitée par le gestionnaire et demande des négociations au cas par cas.
les bâtiments publics hauts : les églises et certains bâtiments publics à étages sont également propices à l’accueil d’équipements radio ; leur utilisation est grandement facilitée par le fait que la collectivité en est généralement propriétaire ou dispose au moins de facilités d’accès. L’intégration des équipements mis en place dans le bâti existant doit faire l’objet d’une attention particulière, notamment dans les périmètres de protection des monuments historiques.
les pylônes de téléphonie : mis en place dans pratiquement toutes les zones habitées du territoire, parfois avec l’appui des collectivités (en particulier dans le cadre du plan national pour l’élimination des zones blanches de la téléphonie mobile), ils peuvent dans certains cas disposer d’une réserve de capacité permettant l’accueil de stations radio, par exemple Wi-Fi ou WiMAX. Il convient de se rapprocher des opérateurs de téléphonie mobile propriétaires pour connaître les possibilités et conditions d’accueil.
Cette liste ne se veut pas exhaustive. De manière générale, toute structure de une à quelques dizaines de mètres de hauteur, située à proximité des zones à desservir, raccordée ou raccordable à un point de collecte du réseau internet et alimentée en électricité peut convenir. Ainsi par exemple, le Conseil Général de la Creuse a racheté d’anciens pylônes militaires, qui sont désormais utilisés pour l’accueil de stations WiMAX et relais de téléphonie mobile.
La question de l’alimentation en énergie
Les équipements radioélectriques ont besoin d’électricité pour fonctionner. La réutilisation d’un point haut doit intégrer cette contrainte, qui peut selon les cas :
nécessiter l’ouverture d’une ligne par le fournisseur d’électricité, une opération dont le coût peut être élevé, en particulier si le site est isolé,
être traitée au niveau des conditions de mise à disposition de l’infrastructure, par accord entre les parties (voir ci-dessous).
| La problématique de la pollution électromagnétique
Que ce soit dans le cadre de l’utilisation d’un point haut existant ou dans celui de la construction d’un nouveau pylône, le choix du site d’implantation des équipements de transmission radio doit se faire en concertation avec la population. Les citoyens sont en effet sensibles aux questions liées à la pollution par les ondes électromagnétiques et nourrissent parfois des craintes quant à leurs éventuels impacts sur la santé.
A ce jour, les principales informations suivantes font l’objet d’un certain consensus parmi les spécialistes :
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Comment mobiliser les infrastructures
Les infrastructures mobilisables peuvent être nombreuses sur un territoire. De nature variée, elles peuvent être gérées par de multiples acteurs et disposer d’une capacité d’accueil plus ou moins grande. Afin de faciliter leur identification le jour où un projet de création ou d’extension de réseau est envisagé, la collectivité peut utilement les répertorier, par exemple dans un système d’information géographique faisant apparaître de manière géoréférencée les différents types de points hauts, leur capacité d’accueil et leurs gestionnaires.
Ainsi, lorsqu’un opérateur privé - ou la collectivité elle-même - prévoit de déployer un réseau, il est possible de savoir rapidement si des infrastructures existantes sont disponibles, où et dans quelles conditions.
Bien entendu, lorsqu’un projet de réseau s’appuie sur des infrastructures appartenant à des tiers, une convention décrit précisément leurs conditions d’utilisation, afin de prévenir tout litige : droits et devoirs de chaque partie, montant de la redevance ou du loyer, durée de la mise à disposition, question de l’alimentation électrique, etc.
La construction de nouvelles infrastructures
Jusqu’à présent principalement construits pour les réseaux de téléphonie mobile, les pylônes de télécommunications peuvent également accueillir des équipements Wi-Fi ou WiMAX. De plus, le pylône est généralement accompagné d’un petit local technique, afin d’accueillir les équipements électroniques sensibles qui ne peuvent être placés en extérieur.
En raison du coût (quelques dizaines de milliers d’euros) et de l’impact paysager d’un pylône, sa construction ne doit être envisagée que si aucun point haut mobilisable (bâtiment, pylône existant...) n’est disponible. Par ailleurs, dans certains cas, la mise en place d’un mât, moins haut, plus discret et plus économique, peut être suffisante. Dans tous les cas, à l’instar de ce qui est recommandé pour les autres infrastructures de communications électroniques, on cherchera à mutualiser la construction en consultant les différents opérateurs susceptibles d’être intéressés par une utilisation partagée de ce nouveau point haut.
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Pour en savoir plus
Le point sur...
Les réseaux de desserte sans fil
Les réseaux de collecte sans fil
Les infrastructures d’accueil de réseaux filaires
Armoires et locaux techniques
La problématique des infrastructures d’accueil
Contact
Groupe Aménagement Numérique des Territoires - CETE de l’Ouest
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