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Le point sur... Armoires et locaux techniques

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13 décembre 2010
Les nœuds des réseaux sont les lieux où les interventions sont les plus fréquentes ; qu’ils accueillent ou non des équipements électroniques (nœuds actifs ou passifs), ils sont mis en place dans des espaces techniques visant à assurer leur protection et à permettre leur accessibilité. Comme pour toute infrastructure d’accueil, on peut réutiliser des installations existantes, afin de réduire le coût de déploiement du réseau, ou construire de nouveaux espaces (shelters ou armoires, suivant les besoins identifiés), afin de disposer d’installations qui répondent parfaitement aux spécifications du projet : localisation, taille, type d’équipements à accueillir...

Les équipements électroniques, qui assurent les fonctions d’activation et d’interconnexion, sont les éléments du réseau sur lesquels les interventions sont les plus fréquentes. Constituant la partie la plus sensible d’un réseau, ils sont rassemblés en des nœuds actifs qui doivent être protégés des agressions physiques (intempéries, chaleur, poussière, vandalisme...) et disposer d’une alimentation électrique. Il existe également des nœuds passifs, sans équipements électroniques mais où s’établissent des interconnexions, nécessitant des interventions fréquentes. nœuds actifs et passifs sont installés dans des espaces techniques adaptés, accessibles, et bien entendu positionnés de manière optimale par rapport au cheminement du réseau.

Avec le développement des réseaux et donc du nombre de nœuds, en particulier dans la partie desserte, un besoin de nouveaux espaces d’accueil apparaît : en matière d’ ADSL, la taille des répartiteurs téléphoniques existant ne permet pas toujours l’accueil des équipements des opérateurs alternatifs ; pour les nouveaux réseaux FTTH (fibre to the home, fibre jusqu’au domicile) et radio, de nouvelles solutions d’hébergement des équipements sont à trouver.

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Un répartiteur téléphonique (ou NRA) en zone urbaine
(photo hardline.free.fr/NRA)

L’utilisation de locaux existants

Les infrastructures d’accueil, dont les armoires et locaux techniques font partie, représentent l’élément majeur du coût de création d’un nouveau réseau. Par ailleurs, les réseaux de desserte se situant de fait dans les parties urbanisées des territoires, les emprises nécessaires à de nouveaux locaux ne sont pas toujours disponibles. Par conséquent, la mobilisation d’installations existantes est une solution intéressante, qui peut de surcroît permettre de réduire les délais de déploiement. On pourra ainsi mettre en place les équipements dans un espace libre à l’intérieur d’un bâtiment public, dans un local technique existant à proximité d’une zone d’activité ou encore dans des bâtiments déjà utilisés par un opérateur, si toutefois les conditions techniques et économiques le permettent.

Exemples
-  le dégroupage ADSL  : pour qu’un opérateur alternatif puisse proposer des offres dégroupées sur un territoire, il doit mettre en place un équipement actif (DSLAM) au niveau du répartiteur téléphonique de ce territoire. L’offre d’accès à la boucle locale de France Télécom inclut ainsi des conditions d’accès aux bâtiments : si la place disponible est suffisante, les autres opérateurs peuvent y installer leurs équipements , moyennant le paiement des charges correspondantes.
-  les réseaux sans fil  : le déploiement de réseaux radio (téléphonie mobile, WiMAX...) nécessite des points hauts, sur lesquels sont installées les antennes, et des espaces permettant d’accueillir des équipements de transmission, d’alimentation et d’interconnexion. On peut ainsi faire appel à des bâtiments publics de grande hauteur, à des châteaux d’eau ou encore à des pylônes existants disposant d’un local à leur pied.
-  le FTTH dans les immeubles collectifs  : afin de permettre la mutualisation du câblage interne des immeubles dans le cadre du déploiement des nouveaux réseaux FTTH en zones très denses, les opérateurs ont besoin d’un espace situé en pied d’immeuble et permettant d’effectuer des opérations d’interconnexion à l’aide d’équipements passifs (connectique). Dans les immeubles déjà construits, on pourra dans certains cas utiliser un local existant au sous-sol.

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Shelter accueillant un NRA-HD
(photo dslvalley.com)

La création de nouveaux espaces techniques

Si les installations existantes sont insuffisantes ou inadaptées aux besoins, il est nécessaire de mettre en place de nouveaux locaux. Il convient alors de bien définir les besoins, avec une vision prospective, afin que les installations mises en place y répondent de manière durable sans pour autant consommer inutilement espace et argent.

Les critères déterminants seront notamment :

- La localisation : elle doit être adaptée en fonction des zones à desservir et de la portée des technologies de communications électroniques dont le déploiement est prévu à terme. Bien entendu, les contraintes d’urbanisme et d’intégration paysagère sont à prendre en compte.
- La taille et la possibilité de partage : la taille doit être suffisante pour héberger les équipements actifs correspondant aux technologies prévues, pour le nombre d’usagers de la zone concernée. Si la mise à disposition pour plusieurs opérateurs est prévue (en particulier sur des infrastructures publiques), la taille doit être adaptée à ce partage et l’aménagement du local doit être aussi neutre que possible par rapport aux choix techniques des opérateurs.
- L’accessibilité : en fonction de la position hiérarchique du nœud dans le réseau et du type d’équipements hébergé, l’espace technique peut nécessiter d’être visitable pour des opérations de brassage ou de maintenance. Par ailleurs, un accès 24h/24 et 7j/7 doit être possible, afin de permettre les interventions d’urgence en cas de panne du réseau.
- La dissipation thermique : les différents équipements actifs génèrent de la chaleur (ainsi un port FttH dégage 3W, un port ADSL dégage 2W). De manière générale, plus les équipements sont nombreux, plus le besoin d’un dispositif de refroidissement est grand ; à partir de 15 kW, la ventilation ne suffit plus et une climatisation peut s’avérer nécessaire.

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Armoires au pied d’un pylône WiMAX
à gauche : équipements électriques ; à droite : équipements de transmission WiMAX

Les shelters : petits locaux techniques

- abris visitables de quelques m², permettant des interventions fréquentes et longues avec un bon niveau de confort d’intervention ;
- hébergement d’équipements nombreux, imposants ou particulièrement sensibles à la poussière et à la chaleur ;
- facilités de partage entre plusieurs intervenants, chacun y installant ses propres équipements avec une séparation physique des espaces alloués à chacun ;
- coût d’un shelter de 15 m² pour l’accueil d’équipements optiques sur un réseau de collecte, entièrement équipé : 120 000€ environ.

Les armoires : espaces non visitables

- non visitables, donc adaptées aux interventions peu fréquentes et de courte durée ;
- hébergement d’équipements de petite taille ou peu nombreux ;
- deux types d’armoires, suivant les équipements à accueillir : s’il s’agit d’équipements passifs, on peut utiliser des armoires simples (exemple : les actuels sous-répartiteurs téléphoniques) ; s’il s’agit d’équipements actifs, on utilise plutôt des armoiresventilées ou climatisées, renforcées et mieux protégées contre l’environnement extérieur (exemple : les armoires de co -localisation distante utilisées parfois par les opérateurs alternatifs pour installer leur DSLAM en dehors du répartiteur de France Télécom) ;
- possibilités de partage entre plusieurs intervenants limitées : il existe des armoires avec compartiments distincts, mais l’espace total disponible dans l’armoire reste un facteur limitant ;
- coût d’une armoire ventilée pour l’accueil des DSLAM de deux opérateurs : environ 5 000€.

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Armoire de colocalisation distante (accueil de DSLAM)
(photo journaldufreenaute.fr)



Pour en savoir plus...

Liens
- La problématique des infrastructures
- Infrastructures d’accueil de réseaux filaires
- Infrastructures d’accueil de réseaux sans fil

Contact
Groupe Aménagement Numérique des Territoires - CETE de l’Ouest


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