La lettre du groupe Aménagement Numérique des Territoires (ANT) - Janvier/Février 2017

publié le 7 mars 2017

  Fibre : l’Arcep prépare de nouvelles obligations pour Orange, qui réagit

Dans le document d’orientations qu’elle a publié le 9 janvier dernier, l’Autorité met l’accent sur l’enjeu essentiel que constitue le passage au numérique des petites et moyennes entreprises françaises.

Pour bénéficier des nouveaux services en lignes et pour développer en interne de nouveaux outils numériques, les deux ensemble étant propres à améliorer leur compétitivité, les entreprises ont besoin d’accès réseau à très haut débit de qualité (performance, fiabilité) à des tarifs acceptables, tant pour ce qui concerne les frais de raccordement et d’accès aux services que pour les coûts récurrents.

Aujourd’hui, le segment de marché situé entre l’offre grand public et l’offre de fibre optique dédiée (BLOD) est occupé par une technologie peu performante et pas évolutive : le SDSL, porté par le cuivre téléphonique.

Pour animer le marché des services réseaux d’entrée de gamme, l’Arcep a préféré, à la contrainte des deux opérateurs leaders, la voie de l’émergence d’un troisième acteur. Sa mission commerciale sera de se porter acquéreur d’offres passives sur la BLOM (boucle locale optique mutualisée = FttH/FttE) pour proposer à son tour des offres de gros de service activées destinées aux petits opérateurs ou FAI entreprise. Pour ce faire, Orange devra structurer une offre de gros passive sur BLOM répondant aux attentes des entreprises.

En cas de succès de cette manœuvre, le troisième acteur serait en mesure de desservir des entreprises situées dans le tissu urbain et d’éviter ainsi leur déménagement ou regroupement en ZA en périphérie des villes, voire de revitaliser les centres bourgs.

Lien vers les orientations de l’Arcep.

  Le chiffre : 90%

C’est le taux de satisfaction des usagers particuliers ayant effectué une démarche administrative en ligne sur les 12 derniers mois. Le SGMAP publie, en effet, des indicateurs permettant d’apprécier l’évaluation du taux d’usage et de satisfaction sur 3 ans des démarches administratives.
Cet outil permet de suivre, année après année, la perception qu’ont les Français des démarches administratives dématérialisées, et l’évolution de leur taux d’utilisation par rapport aux autres canaux.

En savoir plus : www.modernisation.gouv.fr

  De nouvelles fréquences disponibles pour les boucles locales radio (BLR) dès 2017 ?

Dans une consultation publique courant du 6 janvier au 6 mars 2017, l’ARCEP présente l’état de ses réflexions et projets vis-à-vis des diverses demandes d’accès au spectre radioélectrique qui lui parviennent, tant de la part d’opérateurs mobiles que de territoires souhaitant développer l’accès fixe à Internet par voie hertzienne (BLR), d’entreprises ayant des besoins de services mobiles professionnels (PMR), ou d’acteurs de l’écosystème de l’Internet des objets (IoT).

Au vu des évolutions technologiques (LTE en usage fixe, mode TDD, 5G) sous-tendant ces besoins plus ou moins émergents, le régulateur propose à terme de revoir l’utilisation des fréquences 400 MHz, 700 MHz (partie SDL), 1,4 GHz, 2,3 GHz, 2,6 GHz TDD (duplex temporel), 3,5 GHz et 26 GHz.

Dès 2017, deux plages de fréquences pourraient ainsi donner lieu à de nouvelles attributions :

  • la bande 2570-2620 MHz (2,6 GHz TDD), vierge de toute autorisation, mais dont des expérimentations récentes ont démontré l’intérêt s’agissant de la modernisation et de l’extension des réseaux BLR (accès fixe) ou PMR (accès mobile) modernisés ;
  • la bande 3400-3600 MHz (3,5 GHz), partiellement utilisée par certains opérateurs et par le ministère de l’Intérieur pour des liaisons fixes par faisceaux hertziens, et dont les plages restantes en plus d’une utilisation future par la 5G, pourraient elles aussi répondre aux besoins en accès fixe de certains territoires privés durablement de desserte THD.

Au scénario d’un partage géographique (BLR en milieu rural et PMR en zone urbaine) de la bande des 2,6 GHz TDD, l’Arcep dit préférer la réservation prioritaire de 40 MHz sur la bande des 3,5 GHz au profit des projets de BLR en zone d’initiative publique.

Le cas échéant, un appel à candidature s’adresserait plus particulièrement aux territoires, à l’échelle d’un ou plusieurs départements, par le biais d’une attribution à la fois progressive et assortie, pour éviter tout phénomène de préemption, d’une obligation de déploiement correspondant à l’objectif d’aménagement numérique du territoire préalablement affiché par l’Arcep, sur la base des orientations retenues au plan local (SDANT).

Source : http://www.arcep.fr

  Promulgation de la loi montagne : zoom sur son volet numérique

Le projet de loi de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne, soumis aux votes des deux assemblées mercredi 21 décembre, a été adopté en commission mixte paritaire, lundi 19 décembre 2016. Ce texte modifie la loi fondatrice de 1985 et comprend des mesures concrètes pour plus de 10 millions d’habitants.

Sur le volet numérique, malgré un amendement sénatorial non retenu qui visait à optimiser la couverture des zones blanches ou mal desservies par les réseaux mobiles, de manière générale les moyens de lutte contre les fractures numérique et mobile sont renforcés pour mieux mesurer la couverture par les opérateurs de téléphonie mobile, faciliter la commercialisation des réseaux d’initiative publique, renforcer la transparence sur les engagements des opérateurs privés en matière de déploiement de la fibre optique ou bien encore pour favoriser le « mix technologique ».

Concrètement, l’article 32 permet de reverser une commune de la zone AMII dans la zone RIP au 1/07/2017 si elle n’a pas fait l’objet d’une proposition de convention de la part d’un opérateur ; l’article 30 autorise les collectivités à proposer des conditions tarifaires temporaires plus favorables sur les RIP pour faciliter l’ouverture commerciale de leur réseau ; l’article 31 fixe la date limite du 1/07/2017 pour le constitution de la base adresse nationale (BAN) ; et l’article 35 confirme le rôle de l’Arcep dans sa production de statistiques sur la pénétration commerciale des RIP.

  Publication du CR des travaux 2016 du Graco

L’aménagement numérique est un enjeu décisif pour l’attractivité, la compétitivité et l’égalité des territoires. Les collectivités en sont conscientes et jouent un rôle croissant pour améliorer la connectivité du territoire. L’Arcep soutient cette dynamique, en développant une régulation visant à assurer le déploiement de réseaux de communication fixes et mobiles de qualité et en accompagnant les acteurs locaux dans leurs projets. Ses travaux reposent sur des échanges réguliers et une coopération mutuelle avec les parties prenantes, dont les opérateurs mais aussi de manière croissante, avec les collectivités territoriales.

Le compte-rendu annuel des travaux du GRACO, groupe d’échange entre le régulateur, les collectivités territoriales et le régulateur, retrace dans un document de 80 pages l’ensemble des données et enjeux de l’aménagement numérique du territoire. Il est le fruit des ateliers d’échanges conduits en 2016 (événements GRACO techniques et pléniers), mais aussi d’ateliers thématiques ou de réunions bilatérales. Sont évoqués, entre autre, le déploiement du Ftth dans les territoires, la qualité des services fixes, l’accompagnement des territoires intelligents par régulateur, le THD dans les entreprises ou encore l’amélioration de la couverture mobile.

Télécharger le document sur le site de l’Arcep.

  Lancement du comité France IA par Axelle Lemaire

Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargé de l’Innovation et du Numérique, et Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont lancé le 20 janvier la stratégie nationale en intelligence artificielle (IA).

L’intelligence artificielle, en regard de son potentiel en constant développement, intrigue tout autant qu’elle inquiète. En permettant d’envisager son recours pour certaines tâches jusqu’alors dévolues à des opérateurs humains, se pose des questions éthiques nouvelles.

Constat est fait par ailleurs que les offres les plus avancées sont essentiellement américaines (agents conversationnels des grands système d’exploitation tels que Google, Microsoft et Apple, ainsi que des plateformes plus spécialisée telles que l’offre Watson d’IBM).

La priorité de cette stratégie est d’identifier et de fédérer les acteurs, afin de favoriser la structuration d’une véritable filière industrielle de l’IA, en mesure de mettre en avant le potentiel français dans ce domaine.

Revoir le lancement de la stratégie France IA sur le site : www.economie.gouv.fr

  La CNIL va organiser ses premiers grands débats prévus par la loi Numérique, sur les algorithmes

La CNIL, dans le cadre de sa nouvelle mission de réflexion sur l’éthique et le numérique par la Loi pour une République numérique du 7 octobre 2016, initie une première série de débats, traitant des algorithmes et phasée avec la démarche France IA.

Ainsi, le sujet de la protection de la vie privée, partant de la protection des données individuelles, s’étend maintenant à l’usage des données. L’algorithme est donc au cœur des préoccupations en raison de son impact potentiel.

Que ce dernier concerne le classement des réponses à une requête sur un moteur de recherche, de l’exploitation des données d’usages pour l’évaluation des utilisateurs, ou de l’incidence du développement de l’Intelligence artificielle. La protection des données se prolongerait donc par l’éthique des algorithmes qui les exploitent.

Pour aborder ce vaste sujet, la CNIL coordonne un processus de discussion collectif débuté le 23 janvier et impliquant institutions publiques, société civile et entreprises. À l’automne 2017, la CNIL rendra publique la synthèse des échanges et des contributions. Il s’agira d’établir une cartographie de l’état du débat public et un panorama des défis et enjeux. Des pistes ou propositions pour accompagner le développement des algorithmes dans un cadre éthique pourront être présentées aux pouvoirs publics.

Voir la page de la CNIL sur le sujet : https://www.cnil.fr
Voir le lancement en vidéo : https://www.cnil.fr

  Lancement d’une campagne de communication de déploiement du THD

Pour mettre en lumière les opportunités offertes par l’Internet très haut débit et donner de la visibilité à l’avancée des déploiements actuels et engagés, l’Agence du Numérique, pilote du Plan France Très Haut Débit au sein du ministère de l’Économie et des Finances, lance une campagne d’information en janvier et février 2017. Des spots télévisés sont déjà diffusés sur les chaînes publiques.

Depuis le 9 janvier, la campagne d’information est également visible en affichage dans les gares et en ville, dans la presse nationale, régionale et locale ainsi que sur Internet, en mettant à l’honneur les villes de Bouillante (Guadeloupe), Petit-Canal (Guadeloupe) et Sainte-Marie (Martinique et La Réunion), Ajaccio (Corse), Vaison-la-Romaine (Vaucluse) et Strasbourg (Bas-Rhin), Rennes (Ille-et-Vilaine), Mandres-les-Roses (Val-de-Marne) et Roquelaure (Gers).

  7,7 millions de lignes, 2,2 millions de prises au 31/12/2016

Du haut débit au très haut débit

L’indéniable succès de l’ADSL tient en partie au fait que tous les clients potentiels avaient chez eux, au domicile ou dans l’entreprise, une prise téléphonique.

Quand un client avait choisi son FAI, ce dernier lui envoyait la box par la Poste et le laissait réaliser son branchement : un véritable « plug and play ». C’est encore le cas aujourd’hui pour les nouveaux abonnés.

En revanche, le FttH se heurte depuis l’origine de son déploiement (10 ans déjà !) à la problématique du raccordement final, lequel transforme une ligne (de communications électroniques à très haut débit en fibre optique, telle que définie dans la loi de modernisation de l’économie de 2008) en prise chez l’abonné.

La différence est de taille : elle se traduit par le taux de pénétration, qui ne décolle toujours pas.

Le groupe ANT tente d’expliquer cette confusion, ses raisons et ses conséquences, dans son article : « 7,7 millions de lignes, 2,2 millions de prises au 31 décembre 2016 » sur son site internet www.ant.developpement-durable.gouv.fr.

  Retour sur le colloque mission Ecoter du 1er février 2017

Le 1er février dernier, la mission Ecoter, association regroupant collectivités territoriales et entreprises pour échanger sur les usages et les services des réseaux de l’internet, a organisé un colloque sur le thème « comment vendre la fibre dans les réseaux d’initiative publique ?  ».

Trois tables rondes ont permis de traiter le sujet. La séance a été ouverte par l’Arcep par la voix de son directeur de l’Accès fixe et des relations avec les collectivités territoriales, G.Mellier, qui a rappelé la mise en place d’un observatoire sur la commercialisation des plaques FttH des RIP, laquelle commence à peine.

La première table-ronde a permis à des opérateurs présents sur les RIP (Oise numérique, SIEA) et des fournisseurs de contenus (VITIS, Canal+) de répondre à la question : comment vendre l’accès fibre au grand public ?

La seconde table-ronde a réuni les syndicats mixtes Oise THD et Manche numérique, ainsi que COVAGE et ADISTA, en présence d’un entrepreneur pour réfléchir sur les axes à développer pour vendre les accès au réseau d’initiative publique auprès des entreprises.

Enfin, la dernière table-ronde a prolongé la question sur la dynamisation de la commercialisation des RIP via des nouveaux usages à travers un regard croisé Caisse des Dépôts et Consignations, le maire de maire de Saint Symphorien-sur-Coise et le président de Wibox.

Voir notre article complet en ligne sur le sujet : http://www.ant.developpement-durable.gouv.fr

  Des expérimentations OpendataLocale en 2017

La loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique rend obligatoire la mise en ligne des principales données publiques des administrations. Cette obligation s’appliquera aussi aux collectivités locales de plus de 3 500 habitants, à compter d’octobre 2018. Afin d’accompagner les collectivités locales dans cette démarche, des propositions ont été formulées par l’association Opendata France dans un rapport remis le 17 octobre à Axelle LEMAIRE, secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation, et à Estelle GRELIER, secrétaire d’Etat aux Collectivités territoriales. Voir notre article sur le sujet : « Données publiques : Opendata France missionné pour accompagner les collectivités ».

Sur la base de ce rapport, le Gouvernement a confié à Opendata France l’animation d’une phase d’expérimentation. Dans huit territoires pilotes, une grande collectivité telle qu’un conseil régional ou une intercommunalité accompagnera les petites et moyennes communes à l’ouverture des données publiques. Les territoires sélectionnés bénéficieront du support méthodologique et technique d’Opendata France, qui assurera notamment la mutualisation des ressources et l’émergence d’un socle commun de données prioritaires. La capitalisation de cette expérimentation permettra un déploiement généralisé des dispositifs au niveau national. Suite à un appel à candidature fin 2016 et compte tenu de leur motivation et de leur capacité à soutenir les petites et moyennes collectivités dans leur périmètre, les neufs territoires qui seront engagés dans ce projet d’expérimentation en 2017 sont : la Bretagne, l’Occitanie, l’Auvergne-Rhone-Alpes, PACA, la Loire Atlantique, la Charente-Maritime, Bourgogne-Franche Comté, Mulhouse Agglomération et le Syndicat Mixte InfoCom’94 dans la couronne parisienne ; Les expérimentations auront lieu courant 2017 pour être généralisées en 2018.

  Rapport de la Cour des comptes

Dans son rapport intitulé « LES RÉSEAUX FIXES DE HAUT ET TRÈS HAUT DÉBIT : Un premier bilan » publié en janvier dernier, la Cour des comptes brosse un tableau assez critique de la situation des déploiements des réseaux THD en fibre optique dans notre pays. (https://www.ccomptes.fr/Actualites/A-la-une/Les-reseaux-fixes-de-haut-et-tres-haut-debit-un-premier-bilan)

L’Arcep a publié en réponse une lettre d’avis de 5 pages (site Arcep) adressée au Président Didier Migaud, en date du 23 décembre 2016, qui nuance le propos des sages de la rue Cambon.

Là où la Cour des comptes voit du retard dans les déploiements, l’Arcep relève un mouvement de croissance de bon augure. Dans les usages, les entreprises françaises sont aussi très mal classées parmi les pays de l’OCDE. En termes de réseaux, la France est très bien située pour le marché du haut débit et l’est assez mal pour le très haut débit. Alors qu’en 2013, la ministre du numérique de l’époque avait fixé à 3 ou 4 Mbit/s minimum le « bon haut débit », la Cour des comptes met désormais la barre à 10 Mbit/s, quatre ans plus tard, ce qui tient compte effectivement de la croissance des besoins en débit des usagers.

Dans la conclusion de son chapitre II, la Cour déplore que « l’atteinte de l’objectif de couverture à 100 % des logements en très haut débit fixe à horizon 2022 et à 80 % en fibre optique paraît compromise. Pour ce faire, plus de sept millions de prises en fibre optique jusqu’à l’abonné en zone d’initiative publique devraient encore être déployées ».

Plus justement, compte tenu des derniers chiffres connus des projets des collectivités en réponse à l’appel à projets France THD, il resterait 6,5 millions de lignes à construire au-delà de 2022 pour atteindre un objectif 100 % FttH.

  Un rapport parlementaire dresse le constat d’une France bien positionnée dans le domaine des objets connectés

Deux députés, Laure de la Raudière et Corinne Erhel, ont présenté début janvier un rapport parlementaire d’information sur l’internet des objets. Il dresse le constat d’une france pionnère sur le sujet et s’intéresse aux changements économiques et sociaux que ces objets pourraient entraîner. La collecte et le traitement des données produites par les objets connectés pourraient en effet être source d’efficacité, de production de nouveaux services et d’amélioration de notre sécurité ou de modification de nos comportements.

Les rapporteurs constatent que la France est en bonne place dans le domaine des objets connectés, s’appuyant sur un savoir-faire historique en matière de design, de microélectronique et d’infrastructures de télécommunications. Elles estiment que cette place d’entreprises bien positionnées sur le marché mondial, mais de taille insuffisante, doit être confortée. Si les start-ups sont dynamiques, elles sont confrontées à des difficultés de croissance et les levées de fonds de plusieurs dizaines de millions d’euros sont rares. Par ailleurs, Mme de la Raudière estime que le développement de l’écosystème est contrarié par le retard pris en matière de déploiement du très haut débit fixe et mobile, ainsi que par les difficultés liées à la saturation des réseaux en ville, dû en partie à la problématique d’acceptation sociale de nouvelles antennes.

Pour rendre possible le développement des objets connectés, vingt recommandations sont formulées. Un certain nombre porte sur les collectivités publiques, invitées à s’interroger sur les nouveaux usages des objets connectés « pour améliorer le fonctionnement des services publics », à s’engager dans « une politique dynamique d’ouverture des données » et à « adapter les actions de médiation numérique et de formation aux outils du numérique à l’arrivée de l’internet des objets ».

L’accès aux données de santé ou des facilités fiscales d’investissement dans le capital des start-ups sont également envisagés.

Certains journalistes ont, par ailleurs, souligné l’absence relative de la notion de vie privée dans ce rapport, c’est-à-dire l’équilibre entre les garanties de respect de la vie privée au regard des conditions d’exploitation économique des données personnelles, et les bénéfices attendus, étant présupposé que ces derniers, rendus collectivement par les nouveaux services, valent bien une acceptation de l’intrusion algorithmique sur nos données.

Voir le rapport en format pdf : Rapport d’information de l’Assemblée Nationale sur les objets connectés (site assemblée-nationale.fr).

  Emergence de l’offre 4G fixe

En complément de la consultation en cours et des expérimentations autorisées par l’Arcep sur la boucle locale radio (appelées également RttH : Radio to the Home), les opérateurs Bouygues-Telecom et Orange ont testé, à l’automne 2013, des offres dites « 4G Fixe » à savoir la réutilisation de réseaux mobiles existants pour proposer des accès fixes à l’Internet sans-fil à des abonnés.

Ainsi que le pointe l’Arcep dans le compte rendu annuel des travaux du GRACO (p38), « les retours des opérateurs suites à leurs premières expérimentations, la commercialisation d’accès en 4G fixe semblerait devoir se limiter à des zones
« peu denses » où le trafic mobile peu élevé laisse de la capacité disponible et à des offres sans usages TV linéaires gourmands en bande passante ».

A l’occasion du GRACO de septembre 2016, Orange et Bouygues ont en effet constaté l’existence d’un « espace de marché » permettant l’émergence d’offres « 4GFixe » reposant sur leur réseau mobile et annoncé une arrivée sur le marché de ces offres au 1er trimestre 2017.

Dans ce contexte, l’opérateur Bouygues Telecom a annoncé l’arrivée sur le marché en janvier 2017 d’une offre de ce type présentée comme une alternative à la faiblesse de l’ADSL dans certains territoires.

Au demeurant, l’éligibilité à ce service « fixe » n’est à ce stade disponible qu’à l’adresse bien qu’aux termes du D98-6-2 du CPCE, une cartographie des services fixes devrait normalement être proposée au consommateur.

  4G : Orange et l’ANFR testent un réseau mobile composé de « petites antennes »

Une expérimentation vient d’être lancée à Annecy le 11 janvier 2017 pour tester le déploiement, sur une zone délimitée, de petites antennes de réseaux mobiles à faible puissance installées sur du mobilier urbain. Cette expérimentation, qui va durer un mois, a pour objet de tester la performance de ce nouveau réseau, qui préfigure les réseaux de demain en matière de téléphonie mobile.

L’étude, pilotée par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), s’inscrit dans le cadre d’une réflexion générale de déploiement à grande échelle d’un réseau d’antennes à faible puissance venant compléter le réseau mobile actuel, essentiellement constitué d’antennes dites « macro ». Cette évolution permettra d’améliorer la couverture et la connectivité pour tous sur tout le territoire, à l’heure où la population utilise de plus en plus les réseaux mobiles pour communiquer, s’informer, se distraire. Il est en effet estimé que d’ici 2020, le trafic mobile en France sera multiplié par 8 à 10 environ. C’est également un enjeu pour les collectivités locales car l’utilisation du mobilier urbain comme support de connectivité leur offrira de nouveaux services innovants en faveur de la « ville intelligente ». 

Cette étude débute dans la ville d’Annecy, sur le réseau de l’opérateur Orange, par une première expérimentation de cinq petites antennes intégrées dans des abribus et des mobiliers urbains pour l’information JCDecaux, à proximité du Lac d’Annecy.

Cette expérimentation vise à mesurer l’apport de ces petites antennes pour la connectivité de la population. Concrètement, les résultats permettront de vérifier si une amélioration de la couverture 4G et des débits utilisés a été constatée et dans quelle proportion.

Elle a également pour objectif de procéder à des mesures et des modélisations de l’exposition aux ondes radio dans l’objectif de mieux évaluer l’impact de l’ajout de ces petites antennes à faible puissance. 

Des expérimentations similaires seront également menées au cours du 1er semestre 2017 sur les réseaux des opérateurs Bouygues Telecom et SFR dans d’autres municipalités. L’ANFR réalisera un bilan préliminaire des résultats obtenus à l’issue de cette première expérimentation et un bilan global mi-2017.

Source : ANFR et http://www.silicon.fr/thd-lanfr-teste-les-petites-antennes-mobiles-a-annecy-167575.html

  Rapport Terra Nova / google France : Que peut le numérique pour les territoires isolés ?

Un récent rapport, commun à Tera Nova et Google France, traite des enjeux du numérique pour les territoires les plus isolés.

Partant du sentiment des territoires ruraux d’être délaissés, vis-à-vis de la concentration des richesses et des activités urbaines, le numérique est perçu par certains comme un facteur aggravant des inégalités. Pourtant, le présent rapport expose un pari contraire ainsi que sept propositions visant « une transition numérique participant au dynamisme du tissu productifs de ces territoires ».

Ainsi, il est proposé de renforcer l’inclusion numérique, par la création de lieux de ressources pour les citoyens et les professionnels, d’étoffer la formation au numérique dans les cursus artisanaux et agricoles, de favoriser l’économie collaborative afin d’optimiser le partage des ressources, de créer une plate-forme numérique à destinations des Maires afin que toute municipalité soit en mesure de délivrer aisément des fonctions essentielles aux usagers, de favoriser la télémedecine et enfin de lever les freins au télétravail.

Voir le rapport en ligne : http://tnova.fr/rapports/que-peut-le-numerique-pour-les-territoires-isoles

  AGENDA



  • 9 mars 2017 : Etats généraux des RIP - Deauville.
  • 29 mars 2017 : GRACO technique - ARCEP - Paris
  • 23 et 24 mai 2017 : TRIP printemps - AVICCA - Paris.

  La lettre d’actualité ANT de janvier/février 2017, disponible en pdf.

Téléchargez en pdf la lettre d’actualité ANT de janvier/février 2017 (format pdf - 1.4 Mo - 07/03/2017) .